<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/">
  <channel>
    <title>Fenêtresurville &amp;mdash; Chemin tournant</title>
    <link>https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Fenêtresurville</link>
    <description>Serge Marcel Roche</description>
    <pubDate>Mon, 22 Jun 2026 18:29:38 +0000</pubDate>
    <image>
      <url>https://i.snap.as/nfwv4rPK.png</url>
      <title>Fenêtresurville &amp;mdash; Chemin tournant</title>
      <link>https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Fenêtresurville</link>
    </image>
    <item>
      <title>Fenêtre sur ville - Didascalies 2.1</title>
      <link>https://sergemarcelroche.writeas.com/fenetre-sur-ville-didascalies-2-1?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[Le soleil entaille la brume en faisant un bruit d&#39;usine. Sur la route en terre trottine une file indienne de tourterelles des bois. En bas, un bout de planche sur un reste d&#39;eau qui, plus loin, devient souterraine, fait passer la ravine et remonter \[vers soi\]. On entend le rire acide et cruel d&#39;un martin-chasseur (Halcyon senegalensis) et quelques notes flutées de bulbuls communs. Le soleil coupe déjà la peau. On ne sait avec précision en quelle saison nous sommes, \[le soi, perplexe, se taisant, rendu après la nuit incapable de discerner à même sa propre peau sous le soleil\]. Qui coupe pourtant. Le jour et la nuit sont des couteaux qui tranchent le temps dans la cervelle. Il y a des nuages, petits et grands, ou le gris lumineux d’une plaque de fer, comme un écran. \[Le soi, distant du ciel, regarde à ses pieds les trous, les ornières, où s’accrochent toutes sortes de choses résiduelles.\] Malgré toutes ces choses \[en soi, dans la tête, délavées par les pluies\], l’on suit un itinéraire grâce au numérotage des rues, qui fait du trou de la ville un livre décousu.&#xA;&#xA;Fenêtresurville&#xA;Didascalies]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Le soleil entaille la brume en faisant un bruit d&#39;usine. Sur la route en terre trottine une file indienne de tourterelles des bois. En bas, un bout de planche sur un reste d&#39;eau qui, plus loin, devient souterraine, fait passer la ravine et remonter [vers soi]. On entend le rire acide et cruel d&#39;un martin-chasseur (<em>Halcyon senegalensis</em>) et quelques notes flutées de bulbuls communs. Le soleil coupe déjà la peau. On ne sait avec précision en quelle saison nous sommes, [le soi, perplexe, se taisant, rendu après la nuit incapable de discerner à même sa propre peau sous le soleil]. Qui coupe pourtant. Le jour et la nuit sont des couteaux qui tranchent le temps dans la cervelle. Il y a des nuages, petits et grands, ou le gris lumineux d’une plaque de fer, comme un écran. [Le soi, distant du ciel, regarde à ses pieds les trous, les ornières, où s’accrochent toutes sortes de choses résiduelles.] Malgré toutes ces choses [en soi, dans la tête, délavées par les pluies], l’on suit un itinéraire grâce au numérotage des rues, qui fait du trou de la ville un livre décousu.</p>

<p><a href="https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Fen%C3%AAtresurville" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Fenêtresurville</span></a>
<a href="https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Didascalies" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Didascalies</span></a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://sergemarcelroche.writeas.com/fenetre-sur-ville-didascalies-2-1</guid>
      <pubDate>Sat, 13 Jun 2026 10:13:22 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Fenêtre sur ville - Didascalies 1.3</title>
      <link>https://sergemarcelroche.writeas.com/fenetre-sur-ville-didascalies-1-3?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[La ville, pourtant toute en collines, en vagues rocheuses, immobiles - on loge dans ses moindres plissures - se figure \[à soi (disant)\] telle un trou par lequel passer sans cesse. De la fenêtre, trop petite, mesquine, on peut voir une partie du trou, et deviner, à la rumeur, aux sonorités, aux lueurs, ce qui demeure caché. \[Quand la porte est ouverte, il est préférable de regarder en se tenant dans le fond du couloir, où règne une odeur de bonde pas lavée, de vaisselle et d’égout\] : on voit dans l’embrasure rectangulaire le carré du trou de la ville, de nuit surtout, tant la ville est nuit.&#xA;&#xA;#Fenêtresurville #Didascalies&#xA;&#xA;Fenêtre sur ville]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La ville, pourtant toute en collines, en vagues rocheuses, immobiles – on loge dans ses moindres plissures – se figure [à soi (disant)] telle un trou par lequel passer sans cesse. De la fenêtre, trop petite, mesquine, on peut voir une partie du trou, et deviner, à la rumeur, aux sonorités, aux lueurs, ce qui demeure caché. [Quand la porte est ouverte, il est préférable de regarder en se tenant dans le fond du couloir, où règne une odeur de bonde pas lavée, de vaisselle et d’égout] : on voit dans l’embrasure rectangulaire le carré du trou de la ville, de nuit surtout, tant la ville est nuit.</p>

<p><a href="https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Fen%C3%AAtresurville" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Fenêtresurville</span></a> <a href="https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Didascalies" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Didascalies</span></a></p>

<p><a href="https://fenetre-sur-ville.writeas.com/" title="Blogue annexe">Fenêtre sur ville</a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://sergemarcelroche.writeas.com/fenetre-sur-ville-didascalies-1-3</guid>
      <pubDate>Wed, 03 Jun 2026 09:45:01 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Fenêtre sur ville - Didascalies 1.2</title>
      <link>https://sergemarcelroche.writeas.com/fenetre-sur-ville-didascalies-1-2?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[On entend la corne d&#39;une locomotive rouge qui traine avec lenteur à travers le multicorps de la ville soixante wagons de marchandises. Puis le souffle de l&#39;eau contre le béton de l&#39;abattoir général, où l’on verse annuellement le sang de quatre-vingt-dix-mille bœufs. Éclate le cri des bouchers à l&#39;adresse d&#39;une bête tremblante. On entend : Tue-le ! et le train, sa voix, ses yeux qui chassent des fantômes marchant sur son chemin de fer. Entrent par vent du sud le relent des vidures, et plus tard du nord, aussi longue à durer dans l&#39;air qu&#39;un sermon de pasteur, l’âcreté des ordures qui flambent encore, du plastique, des herbes à demi sèches qui ne demandaient rien.&#xA;&#xA;Fenêtresurville&#xA;Didascalies&#xA;&#xA;Fenêtre sur ville]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>On entend la corne d&#39;une locomotive rouge qui traine avec lenteur à travers le multicorps de la ville soixante wagons de marchandises. Puis le souffle de l&#39;eau contre le béton de l&#39;abattoir général, où l’on verse annuellement le sang de quatre-vingt-dix-mille bœufs. Éclate le cri des bouchers à l&#39;adresse d&#39;une bête tremblante. On entend : Tue-le ! et le train, sa voix, ses yeux qui chassent des fantômes marchant sur son chemin de fer. Entrent par vent du sud le relent des vidures, et plus tard du nord, aussi longue à durer dans l&#39;air qu&#39;un sermon de pasteur, l’âcreté des ordures qui flambent encore, du plastique, des herbes à demi sèches qui ne demandaient rien.</p>

<p><a href="https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Fen%C3%AAtresurville" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Fenêtresurville</span></a>
<a href="https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Didascalies" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Didascalies</span></a></p>

<p><a href="https://fenetre-sur-ville.writeas.com/" title="Blogue dédié">Fenêtre sur ville</a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://sergemarcelroche.writeas.com/fenetre-sur-ville-didascalies-1-2</guid>
      <pubDate>Fri, 08 May 2026 13:36:35 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Fenêtre sur ville - Didascalies 1.1</title>
      <link>https://sergemarcelroche.writeas.com/fenetre-sur-ville-didascalies-1-1?pk_campaign=rss-feed</link>
      <description>&lt;![CDATA[La ville, son multicorps&#xA;\[Soi, parfois se disant\]&#xA;&#xA;!--more--&#xA;&#xA;On ne sait avec précision à quelle heure de la nuit ça commence ‒&#xA;&#xA;La ville est à elle-même sa propre nuit, conjointe à la nôtre. D&#39;où l&#39;écrire ici sur un fond d&#39;obscur, les lettres figurant ses milliers de fenêtres et de lampadaires, lumières incertaines semblables au tremblement des mots. On la pénètre mieux ainsi, ou c&#39;est elle qui entre en nous, comme une pensée dans le corps.&#xA;&#xA;\[Pour l&#39;aviser, écarte le rideau de ta cervelle.\]&#xA;&#xA;Fenêtresurville&#xA;Didascalies&#xA;&#xA;Fenêtre sur ville]]&gt;</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La ville, son multicorps
[Soi, parfois se disant]</p>



<p>On ne sait avec précision à quelle heure de la nuit ça commence ‒</p>

<p>La ville est à elle-même sa propre nuit, conjointe à la nôtre. D&#39;où l&#39;écrire ici sur un fond d&#39;obscur, les lettres figurant ses milliers de fenêtres et de lampadaires, lumières incertaines semblables au tremblement des mots. On la pénètre mieux ainsi, ou c&#39;est elle qui entre en nous, comme une pensée dans le corps.</p>

<p>[Pour l&#39;aviser, écarte le rideau de ta cervelle.]</p>

<p><a href="https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Fen%C3%AAtresurville" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Fenêtresurville</span></a>
<a href="https://sergemarcelroche.writeas.com/tag:Didascalies" class="hashtag"><span>#</span><span class="p-category">Didascalies</span></a></p>

<p><a href="https://write.as/fenetre-sur-ville/" title="Blogue dédié">Fenêtre sur ville</a></p>
]]></content:encoded>
      <guid>https://sergemarcelroche.writeas.com/fenetre-sur-ville-didascalies-1-1</guid>
      <pubDate>Sun, 03 May 2026 01:21:08 +0000</pubDate>
    </item>
  </channel>
</rss>