Fenêtre sur ville – Didascalies 4.2
Réception des stries sonores de milliers d’orthoptères (sauterelles et cri-cris), hachurant le premier plan de l’image, des nappes coassantes de crapauds-buffles et grenouilles, qui en recouvrent le fond. L’ensemble se produit en cadences variables, qui brusquement se silencient. On ne sait pourquoi le raffut s’arrête. L’image nocturne de la ville s’engouffre entière dans le couloir.
Une voix (après que les chiens se sont tus) : Dans le silence perçu [comme l’œil de soi perçoit l’image] réside le non-entendu de la ville, son véritable dire, de même que derrière le vu le non-vu, sa parole muette. On voit ce que l’on ne voit pas, tous sens confondus ; le masque de la matière porte la voix de l’évidence. On entend la ville parler, dans le silence de sa matière. L’éruption des abois, ainsi que des rauques cris de coqs ‒ le jour, celle du croassement des corbeaux-pies ‒ en signale par contraste toute l’étendue.