Fenêtre sur ville – Didascalies 2.2

Personne [à part les jambes, les pieds du soi, qui l’écrivent pas à pas] ne lit ce livre ou seulement le feuillette, ni le prononce à mi-voix, dont les pages s’énumèrent au gré du mouvement des populations, des errances particulières ou des ballades au bois. Plutôt : c’est une lecture mécaniquement inconsciente, en même temps que perpétuelle (il y a toujours au moins quelqu’un qui marche, de jour des milliers, sur les chapitres de la nuit) et chaotique, mais aussi déterminée par les points de départ et les points d’arrivée fixés idéiquement par les services d’une administration elle-même désordonnée. Déterminée en principe, car l’on ne parvient pas encore à faire aller les gens de A à B. Le livre de la ville échappe à toute imposition du plan.

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