Fenêtre sur ville – Didascalies 1.3
La ville, pourtant toute en collines, en vagues rocheuses, immobiles – on loge dans ses moindres plissures – se figure [à soi (disant)] telle un trou par lequel passer sans cesse. De la fenêtre, trop petite, mesquine, on peut voir une partie du trou, et deviner, à la rumeur, aux sonorités, aux lueurs, ce qui demeure caché. [Quand la porte est ouverte, il est préférable de regarder en se tenant dans le fond du couloir, où règne une odeur de bonde pas lavée, de vaisselle et d’égout] : on voit dans l’embrasure rectangulaire le carré du trou de la ville, de nuit surtout, tant la ville est nuit.