Fenêtre sur ville – Didascalies 1.1
La ville, son multicorps [Soi, parfois se disant]
On ne sait avec précision à quelle heure de la nuit ça commence ‒
La ville est à elle-même sa propre nuit, conjointe à la nôtre. D'où l'écrire ici sur un fond d'obscur, les lettres figurant ses milliers de fenêtres et de lampadaires, lumières incertaines semblables au tremblement des mots. On la pénètre mieux ainsi, ou c'est elle qui entre en nous, comme une pensée dans le corps.
[Pour l'aviser, écarte le rideau de ta cervelle.]
Un blogue est dédié à ce travail : Fenêtre sur ville